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Correspondance par ballons pendant le siège de Neuf-Brisach en 1870 
 
Si une question tracasse bien les philatélistes de Neuf-Brisach et particulièrement ceux qui s'intéressent à la guerre de 1870, c'est bien celle des ballons de Mirecourt, qui seraient partis de Neuf-Brisach au cours du siège de cette forteresse pendant la guerre de 1870. Alors, pourquoi pas les appeler «Ballons de Neuf-Brisach», puisqu'ils sont partis de cette cité ?
nb_1870.jpg
En effet, la presse philatélique (Philatélie, numéro 28 de février 1970) mentionne: "C'est d'ailleurs dans l'histoire de la guerre de 1870-71 un élément extrêmement curieux que cette correspondance par ballon entre les francs-tireurs de Mirecourt assiégés à Neuf-Brisach et leurs familles demeurées dans les Vosges. C'est au cours de ce siège que les francs-tireurs tentèrent par ballon d'expédier des nouvelles à l'extérieur de la place encerclée."
 
Le registre des archives communales de Mirecourt intitulé «Livre d'or des francs-tireurs de Mirecourt» contient deux de ces messages offerts par M. Bastien, commandant la fameuse compagnie et expéditeur des lettres, qui écrivit de sa main sur la page du registre: «Transporté par ballon de Neuf-Brisach assiégée».
 
Il s'agit de petits documents faits de papiers «d'occasion» et qui ont les caractéristiques suivantes: le premier sur papier à dessin blanc assez dur de 11 cm sur 9 porte au verso les indications manuscrites suivantes: «Neuf-Brisach, 20 octobre 1870, Madame Ernest Bastien, Mirecourt - Ma santé est excellente - je t'embrasse - Bastien». Avec le cachet de Mulhouse (66) type 17, daté du 21 octobre 1870, 2ème levée. Au verso un cachet de Strasbourg, un cachet de Saint-Dié (Vosges) type 16, daté du 25 octobre 1870, et celui de Mirecourt avec date du 9 mars 1871.

Le second document est sur papier à musique saumâtre de 8 cm sur 6. Au recto, texte manuscrit: «Madame Ernest Bastien, Mirecourt (Vosges)» Au verso: - Neuf-Brisach, le 26 octobre 1870. Ma santé est excellente. Je t'embrasse - Bastien.» Sur cette lettre figure en outre le cachet de Wesserling (66) type 17 du 28 octobre 1870. 

Il est certain que ces «lettres» acheminées par des moyens de fortune ont pu quitter la place encerclée à l'aide de ballons pour être ensuite réceptionné à l'endroit de leur chute et expédiés vers leurs destinataires selon les possibilités restées en place malgré le conflit». 

Voilà le peu que nous savons actuellement sur cette question. Par contre, en ce qui concerne les recherches effectuées par M. Alphonse Halter, auteur de l'ouvrage documentaire «L'histoire militaire de Neuf-Brisach», il ne croit pas à l'histoire du courrier parti par ballon pendant le siège.  

Dans les archives qu'il a dépouillé, il ne trouve pas la moindre trace, la moindre allusion à cette éventualité, pourtant il trouve tous les textes des télégrammes, tous les rapports quotidiens du commandant de la place, du premier jour de la déclaration de la guerre jusqu'au jour de la capitulation de la ville. Même les rapports entre les autorités civiles et militaires y sont consignés. 

Néanmoins il suppose qu'il est fort plausible que du courrier soit sorti de la ville assiégée, puisque trois jours avant la capitulation sept notables ont réussi à déserter la place et, deux jours avant la capitulation, une femme de Biesheim a réussi à entrer dans Neuf-Brisach, car les batteries allemandes étaient à 2 km et plus de la ville, mais sans aucune trace de ballon.
Pour renforcer cette théorie, voici quelques extraits du «Journal du siège de Neuf-Brisach en 1870» par le commandant de la place Kerhor:
 
 - 14 octobre 1870: Je défends aux officiers et soldats de la garnison, aussi bien qu'aux habitants de la ville, de faire poster lettres et dépêches en dehors, sans mon autorisation. Cet ordre sera lu à trois appels consécutifs qui sera publié immédiatement au son de caisse.
 
- 18 octobre 1870: Je fais partir deux courriers, l'un pour Mulhouse, l'autre pour Colmar, tous deux portent pour les mettre à la poste des cartes pour les familles des militaires de la garnison. J'ai pris soin qu'elles ne contiennent rien que des nouvelles concernant la santé (Le soir du 18 octobre 1870, en P.S., le lieutenant-colonel Lostic de Kerhor inscrivit: «Le courrier pour Colmar ne put accomplir sa mission.»).

- 19 octobre 1870: Deux personnes partent pour Mulhouse par Dessenheim ; je les charge de poster des cartes de santé à la poste de Mulhouse.
 
- 30 octobre 1870: Quelques personnes ont réussi à pénétrer, de Mulhouse et d'Ensisheim, jusqu'à Neuf-Brisach.
 
- 31 octobre 1870: Le colonel Denfert qui commande Belfort m'envoie 30.000 francs que je fais verser dans la caisse du percepteur.
 
Voilà des arguments bien valables et qui semblent encore être confirmés par le fait qu'aucune personne de la population de Neuf-Brisach, qui était pourtant restée sur place pendant le siège, n'ait jamais parlé et moins encore confirmé avoir eu connaissance de ces fameux ballons.
   
Or, comme tout un chacun sait qu'en marcophile tout n'est jamais dit et qu'elle réserve aux chercheurs des surprises, nous sommes une fois de plus en mesure d'affirmer avec preuves à l'appui qu'il y a bien eu de la correspondance sortie de Neuf-Brisach par la voie des airs, c'est-à-dire par ballons.
 
En effet, dans un lot d'archives acquis par Monsieur Denis Klein de Saint-Louis, se trouve une lettre expédiée en port-payé pendant le blocus de Neuf-Brisach.
  
Cinq lettres sont connues, elles sont toutes frappées du petit cachet à date double cercle type 15 ou 17, alors que celle que nous présentons est oblitérée du cachet type 16.
 
 let_1870_nb.jpg
Lettre expédiée en franchise de «l'Armée du Rhin/Place de Neuf-Brisach» à Lyon, du 6 octobre 1870. Au dos, cachet d'arrivée du 9 octobre 1870.

Source : Paul Neyer, Alphonse Halter, Catalogue de la Journée du Timbre de Neuf-Brisach en 1971.
Albert Fillinger

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