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Timbres de la Compagnie du canal de Suez
Les timbres de la Compagnie du canal de Suez ont vu leur existence tranchée au début de leur vie. C’est à peine s’ils ont été en usage, ce qui fait que bien des personnes croient qu’ils n’ont jamais eu cours. Voici à la suite de quelles circonstances ils furent émis. Elle est racontée par un journal, le Phare, d’Alexandrie, dans les termes suivants:
Des années ont passé depuis que la correspondance de ce temps était portée à dos de chameaux. Maintenant d’élégants steamers coupent le canal entre Ismaïla et Port Saïd, et les malles-postes se précipitent rapidement par chemin de fer et eau d’un point à un autre.
M. Gustave Riche était directeur des postes et directeur général du télégraphe de la Compagnie du canal de Suez. Comme son collègue, M. Vandal, à Paris, il était toujours sur le « qui vive » et son esprit progressif songeait à des améliorations auxquelles on n’avait pas songé en Égypte: la remise actuelle des lettres de maison en maison comme à Paris. En même temps il suggéra à la Compagnie une idée qui lui nuisit dans sa popularité: celle de faire payer le port aux correspondances officielles et autres, qui, jusque-là avaient été gratuites. La Compagnie l’écouta les oreilles ouvertes. Les législateurs accueillirent celui qui avait découvert un nouveau mode de taxer les lettres, pendant que ceux qui étaient taxés, le comblaient de toutes autres choses que de leurs bénédictions. La proposition de M. Riche fut acceptée avec avidité, sous le prétexte plausible que c’était plutôt une belle rémunération pour services rendus.
Afin d’être au niveau des administrations postales de l’Europe, une série complète de timbres fut commandée à Paris, des timbres pour dater, taxer, faire les surcharges, les exemptions, oblitérations, le tout dans un ordre régulier. Bientôt on vit sortir des bureaux de poste aux couleurs variées et dont le dessin bien connu consiste en un vaisseau naviguant dans le détroit. M. Riche adopta patriotiquement la valeur monétaire de sa mère-patrie, ce qui flattait la vanité des employés et colons français qui supportaient principalement la perte occasionnée par ses réformes.
Tout allait donc bien et le maître des postes se trouvait au septième ciel, lorsque, c’est triste à dire, ses belles vignettes tombèrent sous les yeux du gouvernement égyptien, qui ne se contenta pas de pousser des exclamations indignées, mais émit des ordres impératifs pour la suppression immédiate des nouveaux timbres-poste, insistant sur le droit exclusif des États souverains d’émettre des timbres-poste.
Il aurait pu être répondu « S’il en est ainsi, faisons de l’isthme de Suez une principauté souveraine sous Ferdinand 1er comme prince régnant. » Malheureusement M. De Lesseps devait revenir d’Égypte; M. Voisin lui-même était absent et M. Ritt, son locum tenens, ne se sentit pas assez puissant pour faire de la rébellion, mais il se contenta de défendre diplomatiquement les timbres de la Compagnie; mais toutes ses phrases furent inutiles, il dut succomber devant la loi.
Le pauvre Mr. Riche fut naturellement le plus à plaindre dans cette triste aventure qui le dépouillait soudainement de sa couronne postale. Non content de cela, le gouvernement égyptien le priva de sa place de maître général des postes, en introduisant les timbres du Khédive pour le service de l’isthme. Il ne lui fut laissé que la direction du télégraphe.
Cependant les malheureux timbres qui avaient été notés à toutes les bourses timbrologiques, excitèrent la curiosité des collectionneurs philatéliques. Un grand nombre de demandes parvinrent à l’ex-maître des postes de l’isthme qui n’eut aucune difficulté à les satisfaire, vu qu’il en avait un stock tel qu’il eut pu en fournir à quelques centaines d’albums. Ces timbres nouveau-nés étaient déjà anciens, par suite de la cruauté du gouvernement égyptien, ce qui leur donna une valeur factice. En spéculateur habille, M. Riche fut à la hauteur de la situation; il fit de l’argent de ses petites peintures rectangulaires et la Compagnie se vit bientôt remboursée de toutes ses dépenses de fabrication et de l’achat de son matériel. Il resta même un joli bénéfice qui, si nous nous en souvenons bien fut donné à M. Riche en matière de compensation consolatrice.
Émission de juillet 1868.
Vaisseau dans un double ovale portant l’inscription: Canal maritime de Suez; cadre rectangulaire oblong, ayant aux angles la valeur en chiffres, dans le sens oblique et le mot postes, au milieu de la partie inférieure.
Imprimés litho graphiquement en couleur sur papier blanc uni:
  •  1 centime, noir-gris, noir.
  •  5 centimes, vert-jaune pâle et vif.
  • 20 centimes, bleu terne, bleu, bleu vif.
  • 40 centimes, rouge, rose, vermillon.
timbre_canal_de_suez_1c.jpg
timbre_canal_de_suez_5c.jpg
timbre_canal_de_suez_20c.jpg
timbre_canal_de_suez_40c.jpg
La suppression de ces timbres eut lieu en septembre ou octobre 1868, pour les motifs donnés plus haut.
Source: Timbres d’Égypte et
de la Compagnie du canal de Suez
par J.-B. MOENS (1880)

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